"Une vision durable de la mode et des affaires"

Le monde change, c'est clair. La mode change aussi, tout comme la façon dont nous faisons nos achats. Le changement est toujours synonyme d'incertitude et quelque chose pour se raccrocher offre souvent du sauvetage et de la perspective. Hélène Nottebaert de VERTIGO : "Le style est intemporel et une bonne tenue, durable, est un booster de puissance pour l'homme moderne." Hopla! 

 

Ce dernier mot fait référence à la fois à la déclaration faite sur le style et au wallaby qui sautille dans la maison et le jardin des propriétaires de VERTIGO, Hélène et Philippe. "Un tel animal garde surtout les deux pieds sur terre", dit Hélène. Avec cinq enfants, un déménagement récent et une prédilection pour les animaux, on s'ennuie rarement dans la maison des Janssens-Nottebaert. Et certainement pas lorsqu'il s'agit de vente au détail, de shopping et de vêtements intemporels, durables et sains, avec une vision claire de l'avenir.

 

Passons aux choses sérieuses : votre monde est-il différent aujourd'hui de ce qu'il était il y a un an ?

Hélène: "Fondamentalement différent ? Je ne sais pas. Le changement n'arrive généralement pas trop brusquement. Les gens s'en tiennent à ce qu'ils connaissent et font progressivement des ajustements. Nous venons d'ouvrir un nouveau magasin VERTIGO à Nieuwpoort. Nous investissons dans des locaux entièrement neufs à Waregem. Nous continuons à croire en l'expérience physique du shopping : à Bruges et à Sint-Martens-Latem, nous continuerons à être présents dans la rue commerçante et dans le centre. Au sein de VERTIGO, ces sites physiques, ces espaces de vente au détail, nos collaborateurs qui y accueillent les clients restent un pilier important. Tout cela va-t-il changer ? Peut-être l'importance de cet accueil chaleureux, de cette tasse de café, du styliste qui vous montre le chemin, augmentera-t-elle à nouveau une fois la situation actuelle stabilisée ? Aujourd'hui, nous parlons d'un moment de crise, mais peut-être que l'avancée féroce des achats en ligne a été la crise du secteur du commerce de détail et que nous assisterons bientôt au grand retour du contact direct et du conseil personnalisé."

 

D'une certaine manière, la 'lenteur' a trop longtemps été considérée comme une sorte de péché, alors que la lenteur permet simplement de goûter plus et de goûter mieux.

Philippe: "Une chose est sûre : la course folle qui dominait la société s'est arrêtée le 13 mars 2020. Au cours de ces premières semaines, tout le monde semblait reprendre son souffle, alors peut-être le besoin de cette pause était-il là. Bien sûr : le gouvernement était encore très généreux à l'époque, le temps était agréable et un peu de temps pour se ressourcer faisait du bien à tout le monde. Entre-temps, une année s'est écoulée, les choses deviennent sérieusement désagréables et la solidarité diminue chaque jour. Mais "ne jamais gâcher une bonne crise". Et je ne peux que parler au nom de l'industrie de la mode en connaissance de cause et répéter ce que nous disons avec VERTIGO depuis plus de cinq ans : il ne s'agit pas de quatre saisons de mode et d'autant de collections par an. Il s'agit de pièces intemporelles, d'un shopping plus lent, au sens propre comme au sens figuré, et d'une vision durable de la mode et des affaires. Nous y avons cru dès le premier jour. (Il pense) J'espère surtout que le reste du monde le verra bientôt aussi (rires)."

Hélène: “Nous sommes encore plus conscients de certaines choses, cependant. Les enfants, l'école, les projets, la santé, la famille... ils sont tous évidents jusqu'à ce qu'ils ne le soient plus. Et oui, il se peut qu'il y ait une plus grande recherche du calme à l'avenir. La lenteur. D'une manière ou d'une autre, la "lenteur" a été pendant trop longtemps une sorte de concept pécheur, alors que la lenteur permet de goûter plus et de goûter mieux. Avec l'"authenticité" et le "naturel", la "lenteur" constitue un nouveau concept triple. Ou plutôt : pas nouveau, mais crucial si nous voulons en faire quelque chose de différent et de meilleur à l'avenir."

Dans notre idée, "local" n'est pas un lieu mais une vision. Il s'agit d'être conscient.

 

Est-ce nécessaire ? Quelque chose de nouveau?

Hélène: "N'est-ce pas? Allons-nous collectivement nous précipiter sur la prochaine pandémie ? Alors je préfère plaider pour un peu moins et mieux : plus vrai, plus naturel et plus lent. Plus local, plus conscient. Il ne faut pas en faire une chose étriquée et démodée et il ne s'agit pas d'un seul aspect. Qu'il s'agisse de shopping, de cuisine ou de mode, ces principes de base s'appliquent à tout. Prenez une tenue : tout commence par la personnalité naturelle. La tenue que l'on porte par-dessus renforce la personnalité, pour autant que l'on prenne le temps d'adapter l'image. Avec des produits purs, des fibres naturelles, des pièces qui sont intemporelles et tout simplement bonnes aussi.”

Philippe: “Ce n'est pas non plus parce que le terme "local" évoque le clocher de l'église locale que nous devrions tous bientôt tendre la main vers le lin grossier qui pousse ici dans les champs locaux. Le "local", en tant que label, en tant que signe de qualité, est dans cette histoire synonyme d'une vision plus harmonieuse, plus raisonnable, plus durable. Cela se manifeste de plus en plus clairement dans le monde entier.” 

Hélène: “J'aime prendre l'exemple de Fratelli Piacenza : leurs écharpes et leurs gants en laine sont fabriqués en Italie depuis 14 générations. Le premier arrière-arrière-grand-parent des propriétaires actuels de l'entreprise était un explorateur et ils le sont encore aujourd'hui. Ils se rendent dans les Andes, négocient avec les éleveurs de lamas locaux et créent une relation durable qui profite à tous. Dans les Andes, en Italie et enfin ici, parce que vous obtenez un produit honnête. En toute ouverture et transparence, car la matière première de chaque écharpe produite par Fratelli Piacenza est traçable. Vous savez, pour ainsi dire, quel animal a été rasé tel jour pour fabriquer quelque chose. Dans cette idée, le "local" n'est pas un lieu mais une vision. Il s'agit d'être conscient. D'une manière qui maintient l'équilibre. D'une manière qui profite à tous. Plus durable !"

La plus grande erreur est de penser que vous ne bénéficiez pas vous-même d'une approche durable. Tout le monde en profite. Lions immédiatement le concept de "santé" à cette notion.


Philippe: “Quelque chose est en train de bouger dans le secteur de la mode. La "durabilité" gagne également en signification auprès des grands acteurs. C'est un terme fourre-tout depuis un certain temps, qui couvre aussi bien les panneaux solaires que le prix des matières premières ou la plantation d'un arbre. Cette situation a changé ces dernières années. Il y a une prise de conscience croissante que nous ne pouvons pas nous contenter de consommer sans conséquence."

Hélène: “Avec VERTIGO, nous avons toujours travaillé à partir d'une vision. L'élément intemporel, non soumis à la mode rapide, en fait partie depuis un certain temps. Nous pouvons nous concentrer sur ce point encore plus clairement. En tout cas : c'est le plan."

 

Dans une économie et un commerce de détail difficiles, y a-t-il assez de place pour une vision d'amélioration du monde ?

Hélène: “Ah, la plus grande erreur est que vous n'en tireriez aucun bénéfice. Tout le monde bénéficie d'une approche plus durable, vous savez. Lions immédiatement le concept de "santé" à cette notion. Dans le sens le plus large possible. Ce n'est pas vraiment si difficile : nous devons retourner aux sources un peu plus souvent. A l'essentiel. À quoi servaient les vêtements à l'origine ?

Euh … 

Hélène: “Les vêtements étaient censés nous protéger des éléments. Cette fonction originelle a partiellement disparu, mais nous en sommes arrivés au point où, dans certains cas, ils nous nuisent même. Notre peau est un grand organe et fonctionne comme une éponge. Les vêtements traités chimiquement, ou colorés et lavés de manière agressive et non naturelle, constituent une véritable agression. Non seulement pendant le processus de production, mais aussi au quotidien. Nous devrions tous être plus préoccupés par cette question. D'où vient une chose ? Comment est-il fabriqué ? Qui est concerné ? Les fibres utilisées, l'origine de ce que nous achetons et portons, l'impact. On revient alors à cette traçabilité de Fratelli Piacenza, mais tout autant à l'authenticité et au naturel."

Philippe: “Une plus grande sensibilisation conduit également à une plus grande valeur. Une chose prend de la valeur si une histoire s'y rattache, s'il y a certaines valeurs qui y sont attachées."

 

Est-ce que VERTIGO 2.0 arrive?

Hélène: “Pour nous, il ne s'agit certainement pas d'un virage à 180 degrés. Avec FIGLIO, notre marque maison, nous avons toujours résolument opté pour des matériaux et des pièces naturels, authentiques et "consubstantiels". Le Studio VERTIGO, par Hélène' existe depuis quelques années maintenant et c'est le slow shopping à son meilleur. Avec VERTIGO, nous regardons au-delà de "demain" dès le départ. Au-delà de ce qui est visible. Nous travaillons avec des idées et des perceptions. Nous travaillons également avec des valeurs. Nous pouvons certainement les accentuer, ou les mettre en valeur, mais nous ne devons pas nous réinventer à cet égard. Elle ne peut que profiter au style ultime de l'homme, car le style est intemporel et - bien plus que la mode du moment - la somme de ces valeurs."

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